L’origine du mot Grenelle

L’invention du terme « Grenelle » est né en pleine crise de mai 1968 et remplace peu à peu “consultation”. L’idée générale d’un débat entre tous les acteurs concernés : représentants du gouvernement, professionnels du milieu concerné et associations à la suite duquel des décisions seront prises.

 

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Histoire du terme « grenelle »

A l’origine, Grenelle était une commune du département de la Seine située dans l’actuel XVe arrondissement de la capitale incorporée à Paris en 1860 par le baron Haussmann.

C’est durant l’épisode de la crise de mai 1968 que l’expression tient tout son sens.

L’agitation sociale est à son comble en France paralysé par des grèves gigantesques. À l’initiative du Premier ministre Georges Pompidou, des négociations sont organisées au ministère du Travail, installé rue de Grenelle, du 25 au 27 mai.

Toutes les organisations syndicales et patronales y participent. Édouard Balladur, conseiller social de Georges Pompidou, et Jacques Chirac, secrétaire d’État aux affaires sociales, sont également présents. Après plus de 25 heures de négociations les salaires ont globalement été augmentés de 14%.

Ces « accords de Grenelle » n’ont pas permis de mettre fin immédiatement à la crise sociale qui agitait la France, mais elles ont servi de base à des négociations ultérieures. L’expression a gardé une connotation positive, de négociation réussie.

 

Banalisation de l’expression « Grenelle »

C’est à partir des années 1980 que l’on a commencé à parler d’ « un Grenelle ». Michel Rocard a organisé un Grenelle des retraites, Elisabeth Guigou un Grenelle de la santé. Toutefois, l’expression s’est surtout banalisée depuis le Grenelle de l’environnement de 2007 qui avait donné lieu à 450 articles de loi et 70 dispositions fiscales.

Depuis, la pratique d’un « Grenelle » est devenu un réflexe (150 négociations depuis 1968). Et en cas de déception ou de désaccord, il y a toujours la possibilité d’un « second Grenelle » ou d’un « contre-Grenelle ».

 

Sources : caminteresse.fr, culturegenerale.fr, arte.tv

 

Guillaume Testa

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