L’impôt sur la fortune à travers le monde

 En France

La transformation de l’impôt sur la fortune en « impôt sur la fortune immobilière » (IFI) était l’une des promesses d’Emmanuel Macron pendant sa campagne. Le 1er janvier  2018 ce sera chose faite avec la mise en place de cette réforme qui  devrait entraîner un manque à gagner de près de 3,2 milliards d’euros pour l’État.

351 000 c’est le nombre de foyers dont le patrimoine dépasse 1,3 million d’euros et qui seront donc concernés par cette réforme.

Pour les personnes qui ont leur domicile fiscal en France, on compte l’intégralité du patrimoine, en France et dans le reste du monde. Pour ceux qui ne sont pas des résidents fiscaux tricolores, le calcul exclut les biens à l’étranger.

Jusqu’ici, le périmètre de l’ISF allait bien au-delà du patrimoineimmobilier. On comptait notamment les propriétés.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a défendu ce choix en expliquant vouloir soutenir les investissements privés, en privilégiant l’« économie réelle » à la « rente immobilière ».

Tour d’horizon chez nos voisins

 

En Allemagne

En Allemagne l’ISF a été suspendu pour mettre en place un impôt sur le revenu. Le pays taxe moins les entreprises et le capital.

Ce système est considéré par beaucoup d’économistes comme la marche à suivre pour de nombreux pays européens comme la France.

 

Au Danemark

La France n’est pas au 1er rang des pays où l’on paye le plus d’impôt sur la fortune. Le Danemark, avec ses 5,6 millions d’habitants, a un taux de prélèvement obligatoire équivalent à 48,6% du PIB selon l’OCDE.

Les danois sont loin d’être si râleur quand il faut payer leurs impôts, bien au contraire 12% d’entre eux voudraient payer davantage.

Mais pourquoi ? Peut être parce que les habitants du Danemark savent où l’argent part et ont une « bonne compréhension de l’impôt ».

Le prélèvement à la source est un avantage pour les danois, alors que les français sont plus réticents.

Aux Etats-Unis

La pression fiscale américaine est l’une des plus faibles au monde. Dans ce pays, l’ensemble des recettes fiscales représentait 25,1% du PIB en 2011.

Le taux d’imposition le plus élevé est de 35%. Les Américains les plus riches sont particulièrement bien traités depuis près de 50 ans.

En 1964, le taux marginal pour les plus gros revenus était de 91%. Une super taxe héritée de la grande dépression et de la guerre. Ce taux est ensuite descendu à 70% pendant une grande partie des années 70.

Et à partir des années 80, sous Ronald Reagan, les plus fortunés ont vu fondre leurs prélèvements de manière vertigineuse pour arriver au plancher à 28% de taux d’imposition.

Sources : Le monde, le point, francetvinfo, la croix, 20 minutes, les echos

Guillaume Testa, Bastien Audibert & Sacha Sacenda

 

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