Les Français banalisent le terrorisme

Deux ans jour pour jour aux attaques de Daesh à Paris ayant fait 130 morts, les Français ne se sentent pas « terrorisés », habitués à l’horreur, leur vie a connu un retour à la normale.

 

Un message de résistance laissé sur le sol parisien. ©Le Huffington Post AFP PHOTO / LOIC VENANCE

Une population habituée à l’horreur des attentats

 

De nombreuses attaques ont été perpétrées sur le sol français depuis les attentats de Paris. Le 14 juillet 2016 à Nice, 86 morts par une attaque au camion-bélier. Le prête égorgé en Seine-Maritime dans le même mois. Plus récemment l’attaque au couteau à Marseille. La France se souvient des attaques de Mohamed Merah, à Toulouse des attentats de Charlie Hebdo. Et bien d’autres.

Il est impossible de surveiller tous les loups solitaires ou petits groupes bien dissimulés. Les français conscients se sont adaptés à cette multiplication des actes terroristes.

Une sorte de fatalité plane. Mais ils se sont « habitués » à vivre dans ce climat un peu « spécial » où il est fréquent de croiser des militaires dans les rues, de se faire fouiller régulièrement. En quelque sorte, une banalisation de l’effroyable.

Les Français ont décidé de vivre

 

Dans un premier temps, abasourdis, choqués, voir endeuillés par ces actes barbares. Les français ont besoin d’un temps de recueillement comme soupape de sécurité.

Face aux mesures de protection qui veulent éviter de nouveaux drames. Comme la fermeture des marchés de noël, les dispositifs anti-attaques, l’annulation des feux d’artifices et autres festivités. Et surtout l’établissement de l’état d’urgence. Les français grognent car restreints dans leurs libertés.

Les Français ont un réflexe de vie, « d’une vie à la française » : flâner dans les rues, passer des heures en terrasse, partager des moments simples en toute liberté. Les touristes rassurés sont revenus. Les magasins sont toujours noires de monde. Les français continuer à râler, signe que tout est redevenu normal. La population s’est vite relevée et a repris le cour normal de leur vie.

A l’image du Bataclan, la France s’est vite reconstruite. Les traces de sang ont laissé place à un devoir de mémoire. On se souvient mais on ne s’empêche pas de vivre pour autant.

Guillaume Testa

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