Affolement des médias sur la mort de Charles Manson

Le plus célèbre des psychopathes américain est mort à l’âge de 83 ans, dimanche dernier, à l’hôpital du comté de Kern, non loin du pénitencier où il purgeait une peine de prison à perpétuité.

© abaca By DPA

« Le Diable s’habille t-il en Charles Manson ? »

La question est posée par le magazine Marie Claire qui utilise comme ses confrères des termes comme « monstre, le mal, diabolique, démon… » pour le personnifier.

Pourtant, le tueur en série n’avait pas pour habitude de se salir les mains. Il était le fondateur de la « Manson Family », une secte dans laquelle il manipule ses adeptes, souvent de jeunes adolescentes hippies ou droguées. Afin qu’ils commettent des petits larcins puis des meurtres.

Au total, le gourou orchestra sept assassinats durant le seul mois d’août 1969, à Los Angeles. Dont celui de la star de cinéma Sharon Tate, épouse de Roman Polanski et enceinte de 8 mois.

 

La curiosité morbide de l’Homme

« A l’image de notre société moderne, le serial killer a remplacé les ogres des contes de fée » constate Stephane Bourgoin, spécialiste français des tueurs en séries sur RTBF.

Tous les journaux et chaînes d’infos s’arrachent l’écrivain, lui-même touché par un d’entre eux, qui a violé et tué sa compagne.

Pour comprendre ce qui motive ce «type» de meurtrier, l’expert français entreprend de les rencontrer autour de longs interviews. Et notamment Charles Manson : « il n’avait pas d’affect, pas de sentiment, pas l’ombre d’un remord».

En prison, le tueur recevait entre 50 et 100 courriers, souvent des lettres d’amour. Aujourd’hui, même constat à l’image du nombre de unes et d’articles parus dans la presse, les personnages incarnant le mal fascinent. France Culture parle ainsi d’ « une icône culturelle macabre ».

Guillaume Testa

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