Affaires Tariq Ramadan … déjà coupable

 

Le professeur d’islamologie suisse, Tariq Ramadan accusé de deux viols, de relations sexuelles sur mineurs avec violence, de menaces et intimidations est dans un tourbillon médiatique, ce mardi.

Le petit-fils du fondateur des frères musulmans, est un des dommages collatéraux de l’affaire Weinstein lui-même provoqué par le #balancetonporc.

Il y a un plébiscite de la part des médias, la présomption d’innocence est oubliée. Le tribunal est remplacé par un jugement rapide sans avis contradictoire sur la place publique (ou virtuelle).

L’affaire Ramadan a été initié par une de ses accusatrices, Henda Ayari, écrivaine qui a désigné son agresseur sur twitter avant de se confier sur le plateau de « Bourdin Direct ».

La journaliste n’a pas hésité à sortir de sa neutralité « on voit même dans votre regard, Henda Ayari qu’à ce moment là vous avez presque eu un peu peur » , « ce que vous espériez c’est transformé en cauchemar. » L’intervieweuse se fait juge en relatant les dires de son invité : « la seconde femme qui a porté plainte (…) raconte le même mode opératoire que vous et une violence inouïe » avant même d’affirmer « Tariq Ramadan qui donne rendez-vous dans un grand hôtel après ces interventions, ces conférences et puis qui viole d’une manière abominablement violente ».

Dans Charlie Hebdo, des bandeaux « Viol » et « Agression sexuelle » ont été rajoutés pour l’incriminer, mercredi dernier. On peut voir le penseur en Une du journal satirique se défendant d’un « je suis le 6ème pilier de l’islam » caricaturé par Juin, le regard fou, arborant une érection gigantesque. Un autre dessin de Coco le décrit entrain d’uriner sur une de ses victimes et Vuillemin l’a imaginé dans une scène de viol.

Mediapart a publié sur son site internet des enregistrements non vérifiées, de Tariq Ramadan. On peut y entendre des phrases comme « « j’ai eu des pensées extrêmement coquines cette nuit, j’ai rêvé que je te faisais tout, que même je te forçais, que tu résistais avec plaisir (…) je t’embrasses partout, et je te mords partout car j’en ai envie (…) et puisque tu as besoin de respirer et ben moi je t’étouffes en t’embrassant pour t’embêter (…) souvent j’ai envie de toi, de te plaquer contre le mur et d’abuser de toi ». Des insultes et menaces concluent les messages audio.

 

Guillaume Testa

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